Accueil Club de Taekwondo de Briis sous forges
             

Haby Niaré "Je suis fière de moi" 19/08/2016

A 23 ans, Haby Niaré a remporté, vendredi à Rio, une belle médaille d’argent, la 7e du Taekwondo français. Après un parcours bien maîtrisé, elle a été dominée d’un tout petit point (13-12) dans une finale d’une grande intensité contre la championne du monde coréenne, Oh Hyeri. Si l’or n’est pas au rendez-vous, l’argent fait (quand même) son bonheur.

Photo d'Haby

Haby Niaré

Rio de Janeiro, Centro Olimpico.
Il est 22 h10. Haby Niaré quitte la Carioca Arena 3, un sourire pincé aux lèvres mais le port altier et digne. Puis, une fois dans la zone mixte, à l’abri des regards de la salle, elle s’effondre littéralement en larmes. La médaille d’or des -67 kg vient de lui échapper pour un seul point dans un match assez fou. Elle ne sera pas la 1ère championne olympique du Taekwondo français. La Coréenne Oh Hyeri, championne du monde en titre des -73 kg, a fait valoir son brin d’expérience supplémentaire.
Pourtant, grâce à son spécial, le Fulyo Tchagui dit « Scorpion Kick », Haby Niaré prend l’avantage au 1er round. Mais la Coréenne n’est pas avare en la matière. Au 2e round, elle enchaîne trois Tolyo, dont deux simultanés. C’est le tournant du combat. De 4-0, Haby se retrouve menée 10-4.

Elle ne baisse pas les bras, encore moins les… jambes. Elle tente un Mondolyo. Trop court. Elle retente un « Scorpion Kick ». Dans le mille ! 2e tournant du match. Les arbitres l’annulent, considérant qu’Haby s’est accrochée au plastron.
Il reste 55 secondes dans le 3e round. 10-5 pour la Coréenne. C’est perdu… Pas pour Haby : Tit Tchagui ! 9-11. Même 10-11 à 30 secondes de la fin. Mais Oh Hyeri restera devant au score, entre Pit et pénalités. Haby s’incline 12-13.
Une fois ses larmes séchées, Haby a vite retrouvé son sourire rayonnant qui a d’ailleurs illuminé le podium. Elle était repartie… Et elle s’est arrêtée en zone mixte…
Le sourire est déjà revenu…
Oui ! Je suis souvent souriante mais, là, cela m’a donné un gros coup derrière la tête. Quand on a que la médaille d’or en tête et qu’on ne la décroche pas, on a l’impression que tout s’effondre autour de nous.
Avec du recul (maximum 1 h), je me rends compte que ce que je viens de faire est magnifique, à seulement 23 ans. J’ai effectué un beau parcours. J’étais là que pour aller chercher cette médaille d’or. Je ne l’ai pas eue mais ce que je viens de faire est très beau.
Je perds d’un point alors qu’elle a de l’expérience (6 ans d’écart). Lui poser des problèmes comme ça alors que je n’ai que 23 ans, je me dis que dans 4 ans, ce sera « finger in the nose » (elle éclate de rire). Enfin, j’espère.
Que représente cette médaille pour toi ?
Je suis médaillée olympique ! C’est énorme ! Je plane. Je ne m’en rends pas encore bien compte. En plus, elle pèse, elle est belle. Ca représente toutes ces années de travail, d’entraînement. Tout à l’heure, on s’amusait à compter avec mon kiné les entraînements que j’ai pu faire dans ma vie. On est à peu près à 4000 et je n’ai que 23 ans. C’est énorme ! Il y avait intérêt à ce qu’il y ait une médaille olympique (elle rit). Cela reste une récompense. C’est un cadeau que je me fais à moi-même. Je suis contente.
Depuis 2013 et ton titre mondial, tu as été souvent blessée. Tu reviens de loin…
C’est vrai que mon genou, ça a été les montagnes russes. Un coup, cela allait, un coup, ça n’allait pas. J’ai eu la chance, avec un staff médical de « ouf » d’avoir été présente aujourd’hui sans aucune douleur au genou. Ils se sont cassés la tête pour moi, pour trouver une solution pour que je n’ai plus mal aujourd’hui (lire le 19 août). Grâce à eux, je n’ai rien ressenti. Je voulais vraiment remercier tout le staff médical.

Par Ludovic Mauchien

Extrait du Facebook de la FFTDA

Retour vers liste des news